{"id":12829,"date":"2025-09-23T14:55:53","date_gmt":"2025-09-23T12:55:53","guid":{"rendered":"https:\/\/www.olcgs.org\/?p=12829"},"modified":"2025-09-23T14:58:40","modified_gmt":"2025-09-23T12:58:40","slug":"myanmars-war-displaced-children","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.olcgs.org\/fr\/myanmars-war-displaced-children\/","title":{"rendered":"Des s\u0153urs offrent la s\u00e9curit\u00e9 : \u00c9ducation aux enfants d\u00e9plac\u00e9s par la guerre au Myanmar"},"content":{"rendered":"<p><em>Par John Zaw, Global Sisters Report (Mandalay, Myanmar) <\/em><\/p>\n<p>Par une matin\u00e9e nuageuse de juillet, des groupes de jeunes gar\u00e7ons et filles s'affairent \u00e0 lire de nouvelles le\u00e7ons sous la supervision d'enseignants et de deux s\u0153urs dans la ville de Myit Nge, au centre du Myanmar.<\/p>\n<p class=\"translation-block\">Le calme habituel du Centre de protection de l'enfance, bien entretenu, nich\u00e9 sous les manguiers et les tamariniers, est parfois troubl\u00e9 par les rires et les bavardages des enfants. G\u00e9r\u00e9 par les S\u0153urs de Notre-Dame de Charit\u00e9 du Bon Pasteur, le Centre accueille une quarantaine d'enfants issus de zones de conflit, filles et gar\u00e7ons, du CE1 \u00e0 la 3e.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s la 10e ann\u00e9e, gar\u00e7ons et filles peuvent poursuivre leurs \u00e9tudes dans les \u00e9coles locales ou dans le cadre de programmes dirig\u00e9s par les s\u0153urs ailleurs. Ceux qui ne poursuivent pas leurs \u00e9tudes peuvent <strong>acqu\u00e9rir des comp\u00e9tences professionnelles<\/strong> dans les centres de formation des s\u0153urs, ont-elles indiqu\u00e9.<\/p>\n<p>''<em>Certains d'entre eux refusent de rentrer chez eux, m\u00eame apr\u00e8s la fin des cours \u00e0 midi et le repas de midi<\/em>,\u201d  a d\u00e9clar\u00e9 S\u0153ur Marian, responsable du programme de sensibilisation, \u00e0 Global Sisters Report. (Elle n'utilise qu'un seul nom.)<\/p>\n<p>S\u0153ur Amy Martina, qui supervise le Centre, a expliqu\u00e9 \u00e0 GSR que le Centre avait \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 en 2021 apr\u00e8s avoir constat\u00e9 que de nombreux enfants avaient abandonn\u00e9 l'\u00e9cole pendant la pand\u00e9mie de COVID-19, et encore plus apr\u00e8s le d\u00e9but du conflit et le coup d'\u00c9tat militaire de 2021.<\/p>\n<p>S\u0153ur Amy Martina a expliqu\u00e9 que l'objectif n'\u00e9tait pas seulement de proposer une \u00e9cole alternative, mais aussi d'aider les enfants <strong>\u00e0 surmonter le traumatisme et la pauvret\u00e9<\/strong> caus\u00e9s par la guerre, \u00e0 trouver un sens \u00e0 leur vie et \u00e0 esp\u00e9rer en l'avenir.<\/p>\n<p>Les s\u0153urs ont indiqu\u00e9 qu'une vingtaine d'enfants issus de zones de conflit \u2013 dont les maisons ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9truites par les bombardements ou dont les parents vivent loin dans des camps temporaires \u2013 sont \u00e9galement h\u00e9berg\u00e9s dans un ''<em>Centre d'h\u00e9bergement<\/em>'' de type foyer.<\/p>\n<p>La plupart des enfants du Centre viennent des r\u00e9gions de Kachin, Kayah, Chin et Shan, touch\u00e9es par le conflit, o\u00f9 la junte militaire et les forces de r\u00e9sistance s'affrontent.<\/p>\n<p>Une fillette vient d'une r\u00e9gion de l'est du Myanmar d\u00e9chir\u00e9e par le conflit, o\u00f9 elle et sa famille ont \u00e9t\u00e9 forc\u00e9es de fuir leurs foyers en raison <strong>guerre civile en cours<\/strong>.<\/p>\n<p>Comme beaucoup d'autres enfants du Centre, elle frissonne d\u00e8s qu'elle entend un avion passer au-dessus d'elle. Elle pleure souvent sans raison apparente et reste parfois assise en silence, regardant par la fen\u00eatre pendant les cours.<\/p>\n<p>Les combats en cours et le\u00a0<a href=\"https:\/\/www.globalsistersreport.org\/religious-life\/indian-church-expresses-sorrow-support-earthquake-hit-myanmar-and-thailand\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">tremblement de terre du 28 mars<\/a>, d'une magnitude de 7,7 et qui a fait plus de 3 000 morts, ''<em>nous ont tous bless\u00e9s, y compris nos s\u0153urs, mais nous agissons comme des gu\u00e9risseuses<\/em>,'' a d\u00e9clar\u00e9 S\u0153ur Amy Martina \u00e0 GSR.<\/p>\n<p>Le coup d'\u00c9tat, les violences et la pand\u00e9mie de COVID-19 ont perturb\u00e9 l'\u00e9ducation dans le pays, avec environ <strong>25 % des \u00e9coles publiques ferm\u00e9es<\/strong> et une chute des inscriptions \u00e0 80 % dans certaines r\u00e9gions.<\/p>\n<p>Le syst\u00e8me \u00e9ducatif est paralys\u00e9 apr\u00e8s la suspension de nombreux enseignants et professeurs par la junte, selon les donn\u00e9es gouvernementales, en repr\u00e9sailles au d\u00e9part massif du personnel enseignant pour protester contre le coup d'\u00c9tat.<\/p>\n<p>Le tremblement de terre a encore aggrav\u00e9 la situation, en particulier pour les plus d\u00e9munis, dont les maisons ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9truites ou endommag\u00e9es.<\/p>\n<p>S\u0153ur Amy Martina a d\u00e9clar\u00e9 que les premiers mois au centre sont difficiles ''<em>pour les enfants comme pour les enseignants'',<\/em>car les enfants doivent apprendre des activit\u00e9s de base comme interagir avec les autres, manger et assister aux cours.<\/p>\n<p>Le Centre propose des s\u00e9ances de m\u00e9ditation et de soutien psychologique et aide les \u00e9l\u00e8ves \u00e0 <strong>partager leurs histoires par la peinture et l'art<\/strong>. Les enfants sont \u00e9galement encourag\u00e9s \u00e0 jouer et \u00e0 danser, ce qui leur permet de se faire des amis et de socialiser.<\/p>\n<p>Les s\u00e9ances de soutien psychologique de groupe ont lieu une fois par semaine. Pour les s\u00e9ances de soutien psychologique individuelles, les s\u0153urs ''<em>sont disponibles pour accorder du temps aux enfants lorsqu'ils souhaitent partager ou discuter de quelque chose<\/em>,'' explique S\u0153ur Amy Martina.<\/p>\n<figure id=\"attachment_12831\" aria-describedby=\"caption-attachment-12831\" style=\"width: 994px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-12831 size-full\" src=\"https:\/\/www.olcgs.org\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/9.1.25-Myanmar-childrens-center-counseling_169.jpg\" alt=\"\" width=\"994\" height=\"559\" srcset=\"https:\/\/www.olcgs.org\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/9.1.25-Myanmar-childrens-center-counseling_169.jpg 994w, https:\/\/www.olcgs.org\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/9.1.25-Myanmar-childrens-center-counseling_169-300x169.jpg 300w, https:\/\/www.olcgs.org\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/9.1.25-Myanmar-childrens-center-counseling_169-768x432.jpg 768w, https:\/\/www.olcgs.org\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/9.1.25-Myanmar-childrens-center-counseling_169-18x10.jpg 18w\" sizes=\"(max-width: 994px) 100vw, 994px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-12831\" class=\"wp-caption-text\">Une s\u00e9ance de conseil au Centre de protection de l'enfance de la ville de Myit Nge, pr\u00e8s de Mandalay, au Myanmar. (Cr\u00e9dit : John Zaw)<\/figcaption><\/figure>\n<p>Les deux s\u0153urs vivent avec les enfants dans le b\u00e2timent de plain-pied et se rendent disponibles d\u00e8s qu'ils ont besoin d'aide.<\/p>\n<p>''<em>Quand ils me parlent, la plupart pleurent. Je les laisse pleurer pour qu'ils puissent \u00e9vacuer leur stress et ressentir un certain soulagement apr\u00e8s avoir partag\u00e9 leurs sentiments ou leurs exp\u00e9riences<\/em>,'' explique S\u0153ur Amy Martina.<\/p>\n<p>Il leur faut cinq \u00e0 six mois pour gu\u00e9rir de leur traumatisme, mais une fois qu'ils ont r\u00e9ussi \u00e0 g\u00e9rer leurs probl\u00e8mes,<em>''ils se sentent heureux et en s\u00e9curit\u00e9<\/em>,'' ajoute-t-elle.<\/p>\n<p>Le Centre, connu localement sous le nom de Kalay Saunt Shout Yae Gayhar (espace adapt\u00e9 aux enfants), propose \u00e9galement un enseignement informel gratuit aux \u00e9l\u00e8ves du lundi au vendredi et un repas de midi.<\/p>\n<p>''<em>Nous aimerions accueillir plus d'enfants dans nos classes, mais nous ne le pouvons pas en raison du manque d'enseignants<\/em>,'' explique S\u0153ur Amy Martina. De nombreux parents souhaitent inscrire leurs enfants, ''<em>mais nous ne pouvons pas embaucher plus d'enseignants<\/em>,'' ajoute-t-elle.<\/p>\n<p>Outre les deux s\u0153urs, le Centre compte \u00e9galement quatre enseignants r\u00e9mun\u00e9r\u00e9s. Il d\u00e9pend des dons, notamment des contributions locales.<\/p>\n<p>''<em>M\u00eame certains parents, vendeurs de l\u00e9gumes sur le march\u00e9 local, font des dons au Centre, car ils souhaitent qu'il perdure et soutienne l'\u00e9ducation de leurs enfants<\/em>,'' explique S\u0153ur Amy Martina.<\/p>\n<p>Certains enfants vivaient dans la rue, <strong>mendiant m\u00eame de la nourriture en raison<\/strong> des difficult\u00e9s financi\u00e8res de leurs parents. ''<em>C'est ce qui nous a pouss\u00e9s \u00e0 cr\u00e9er le Centre<\/em>,'' ajoute-t-elle.<\/p>\n<figure id=\"attachment_12832\" aria-describedby=\"caption-attachment-12832\" style=\"width: 943px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" class=\"wp-image-12832 size-full\" src=\"https:\/\/www.olcgs.org\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/9.1.25-Myanmar-childrens-center-studying_169.jpg\" alt=\"\" width=\"943\" height=\"531\" srcset=\"https:\/\/www.olcgs.org\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/9.1.25-Myanmar-childrens-center-studying_169.jpg 943w, https:\/\/www.olcgs.org\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/9.1.25-Myanmar-childrens-center-studying_169-300x169.jpg 300w, https:\/\/www.olcgs.org\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/9.1.25-Myanmar-childrens-center-studying_169-768x432.jpg 768w, https:\/\/www.olcgs.org\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/9.1.25-Myanmar-childrens-center-studying_169-18x10.jpg 18w\" sizes=\"(max-width: 943px) 100vw, 943px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-12832\" class=\"wp-caption-text\">Les \u00e9l\u00e8ves assistent aux cours au Centre de protection de l'enfance Good Shepherd (Cr\u00e9dit : John Zaw)<\/figcaption><\/figure>\n<p>Le Centre est situ\u00e9 sur un terrain d\u2019une acre offert par un homme d'affaires catholique, dans un quartier populaire bouddhiste et musulman. Il comprend un espace d'apprentissage, une aire de jeux, un espace r\u00e9sidentiel et une petite grotte mariale. La plupart des enfants du quartier sont scolaris\u00e9s dans des \u00e9coles publiques, et le Centre n'accueille que les enfants n\u00e9cessitant une attention particuli\u00e8re, pr\u00e9cise S\u0153ur Amy Martina.<\/p>\n<p>Le Centre organise \u00e9galement chaque ann\u00e9e un festival d'une journ\u00e9e destin\u00e9 \u00e0 aider les \u00e9l\u00e8ves \u00e0 d\u00e9couvrir leurs talents et leurs comp\u00e9tences. Au programme : jeux, musique, danse, concours artistiques et repas, pr\u00e9cise la s\u0153ur.<\/p>\n<p>''<em>Toutes les installations du Centre sont con\u00e7ues pour offrir un environnement joyeux, convivial et s\u00fbr aux enfants<\/em>,'' explique S\u0153ur Amy Martina.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>Article initialement publi\u00e9 en anglais par Global Sisters Report le 1er septembre 2025 (<\/em><a href=\"https:\/\/www.globalsistersreport.org\/news\/nuns-offer-safety-education-myanmars-war-displaced-children\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><em>accessible ici<\/em><\/a><em>) et republi\u00e9 ici avec leur aimable autorisation.<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>By John Zaw, Global Sisters Report (Mandalay, Myanmar) On a cloudy July morning, groups of young boys and girls are busy reading new lessons under the supervision of teachers and two sisters in the town of Myit Nge in central Myanmar. The usual quiet of the well-maintained Child Protection Center, nestled beneath mango and tamarind [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":12830,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[61],"tags":[],"class_list":["post-12829","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-myanmar"],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/www.olcgs.org\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/9.1.25-Myanmar-childrens-center.jpg","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.olcgs.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/12829","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.olcgs.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.olcgs.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.olcgs.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.olcgs.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=12829"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/www.olcgs.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/12829\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":12834,"href":"https:\/\/www.olcgs.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/12829\/revisions\/12834"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.olcgs.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/12830"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.olcgs.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=12829"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.olcgs.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=12829"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.olcgs.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=12829"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}