Du risque à la chance : l'école Baranangsiang préserve l'avenir des jeunes filles en Indonésie

Du risque à la chance : l'école Baranangsiang préserve l'avenir des jeunes filles en Indonésie

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Du risque à la chance : l'école Baranangsiang préserve l'avenir des jeunes filles en Indonésie

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Près d'un siècle après l'arrivée à Jakarta (Indonésie) de six religieuses venues des Pays-Bas, notre mission du Bon Pasteur dans le pays s'est étendue à tout l'archipel — de Jakarta et Bogor jusqu'à Yogyakarta, Ruteng, Marau et Batam — pour accompagner les jeunes filles, les femmes et les enfants les plus exposés à la violence, à l'exploitation et à l'exclusion.

En juin dernier, Michael Walker, directeur de la Congrégation pour la protection des personnes (Safeguarding), a eu le privilège de visiter l'une de nos œuvres du Bon Pasteur dans le pays : l'école professionnelle Baranangsiang à Bogor, près de Jakarta. Ce qu'il y a découvert lui a permis de constater concrètement ce que signifie la protection des personnes lorsqu'elle dépasse le stade des politiques pour s'inscrire dans la vie réelle de jeunes filles confrontées à de véritables dangers.

Baranangsiang est une école professionnelle catholique gérée depuis janvier 1971 par la Fondation Fatima, une entité de la Congrégation de Notre-Dame de Charité du Bon Pasteur en Indonésie. Sa devise, inspirée des paroles de saint Jean Eudes et de sainte Marie-Euphrasie, donne le ton à tout ce qui se vit en ses murs : «Une personne vaut mieux qu’un monde. » Cette conviction ne reste pas simplement inscrite sur un mur ; à Baranangsiang, Michael a pu la voir incarnée au quotidien.

Sur place, il a pris connaissance d'un partenariat qui change la donne pour des jeunes filles risquant d'être mariées précocement. Cette pratique reste courante dans certaines régions d'Indonésie, où des filles sont parfois tenues à l'écart de l'école et mariées très tôt, souvent sans enregistrement légal et sans avoir leur mot à dire sur leur propre avenir. En étroite collaboration avec les services sociaux locaux, les religieuses du Bon Pasteur Pasteur ouvrent à ces jeunes filles la voie d'une autonomie durable grâce à une formation aux métiers de l'accueil et de l'hôtellerie.

Lorsqu'une jeune fille est menacée de mariage précoce, la réaction est immédiate. Les services sociaux entrent en contact avec elle, écoutent ses aspirations et, conjointement avec les religieuses du Bon Pasteur, lui offrent un environnement sûr, bienveillant et propice à l'apprentissage. Toutefois, pour les religieuses, cette mise à l'abri n'est qu'un début. Elles sont fermement convaincues que chaque jeune fille a droit à l'acquisition de compétences, à la confiance en soi et à l'avenir qu'elle a choisi pour elle-même.

C'est cette conviction qui façonne le programme de formation que Michael a pu observer. Les jeunes filles y apprennent tous les aspects des métiers de l'accueil et de l'hôtellerie : préparation des repas, entretien des locaux, services administratifs, réception, relations avec la clientèle et normes de service responsable. Le programme associe pratique sur le terrain et théorie en classe, débouchant sur des qualifications reconnues à l'échelle nationale. Aux côtés de leurs partenaires, les religieuses apportent chaleur humaine, patience, conseils moraux et un réseau professionnel auprès d'établissements locaux du secteur.

Les résultats sont éloquents. Ces jeunes femmes obtiennent des qualifications reconnues, acquièrent de solides habitudes de travail et accèdent à des emplois stables dans l'hôtellerie, la restauration et les services de traiteur. Ce qui semblait autrefois être une impasse se transforme en un parcours empreint de choix et de dignité. Elles témoignent auprès d'autrui que l'éducation et les opportunités peuvent changer le cours d'une vie.

Ému par ce qu'il a vu et entendu, Michael a livré cette réflexion : «Le travail des religieuses est non seulement essentiel, mais il suscite une profonde humilité de découvrir ce qu'elles accomplissent dans des conditions difficiles. C'est véritablement la protection des personnes mise en actes. »

L'initiative de Baranangsiang illustre la mission du Bon Pasteur qui, à travers l'Indonésie, gère des foyers d'accueil pour les survivantes de violences conjugales et de la Traite des êtres humains, fournit une assistance juridique aux femmes poursuivant leurs agresseurs en justice, soutient l'éducation de la petite enfance dans les quartiers informels, et collabore avec des communautés isolées sur des îles reculées pour obtenir les documents d'état civil indispensables à l'accès à l'éducation et aux soins de santé.

Le partenariat de Baranangsiang démontre ce qui devient possible lorsque ce charisme se traduit par une action concrète: moins de mariages d'enfants, davantage de jeunes femmes qualifiées et des communautés renforcées de l'intérieur. C'est un modèle ancré dans près d'un siècle de présence du Bon Pasteur en Indonésie ; une démarche qui ne se limite pas à la protection, mais qui vise la transformation.

 

Découvrez-en davantage sur la mission du Bon Pasteur en Indonésie ici : https://gembalabaik.org https://gembalabaik.org

 

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