pour Good Shepherd International Foundation (GSIF)
En une année marquée par l’accumulation des crises, la réduction de l’aide au développement et une désorientation mondiale croissante, Fondation internationale du Bon Pasteur et le réseau mondial du Bon Pasteur ont choisi de ne pas se replier sur eux-mêmes, mais d’approfondir leur engagement auprès des communautés qu’ils servent. Fidèle à la mission de la Congrégation, qui se poursuit depuis près de 400 ans, et inspirée par l’appel du pape François à la coresponsabilité, GSIF a réaffirmé qu’un changement durable ne s’impose pas d’en haut. Il se construit sur le terrain, grâce aux sœurs, des partenaires et des communautés unis par une vision et des objectifs communs.
Comme l’a rappelé le président de GSIF, Hubert Janssen , lors de la présentation en ligne du rapport annuel le 8 juillet 2026, il s’agit d’une invitation adressée à toute la famille du Bon Pasteur — sœurs, membres du personnel, donateurs et partenaires — à adopter «la coresponsabilité dans la création et la mise en œuvre de nouveaux processus et de changements», selon les mots du pape François dans Fratelli Tutti. «Nous pouvons commencer par la base», a-t-il poursuivi en citant l’encyclique, « et agir, au cas par cas, là où les besoins sont les plus concrets et les plus proches des communautés, puis étendre notre action jusqu’aux confins de nos pays et de notre monde… Mais ne faisons pas cela seuls, en tant qu’individus. »
Cette vision est au cœur du rôle de GSIF en tant que partenaire de mission, chargée de soutenir la mise en œuvre des programmes de la Congrégation dans les régions les plus défavorisées du monde, de promouvoir une culture mondiale de la justice et de renforcer les liens qui permettent aux partenaires du Bon Pasteur de créer un changement durable.
En 2025, cet engagement s’est concrétisé par le le soutien à 179 projets qui ont permis d’accompagner plus de 153 000 personnes, principalement des femmes et des enfants, dans 34 pays.
De la réponse d’urgence et des actions de développement à long terme menées au Liban en faveur des femmes, des filles déplacées et de leurs familles, à l’approche fondée sur l’écoute développée en Indonésie pour garantir les droits des enfants en situation de vulnérabilité, en passant par le travail de lutte contre la traite des êtres humains centré sur les survivantes au Népal, qui a permis le rapatriement de 348 personnes, chaque intervention soutenue par GSIF s’est adaptée aux réalités locales tout en demeurant guidée par une conviction profonde : chaque personne mérite de vivre dans la dignité, d’être protégée et de pouvoir envisager un avenir porteur d’espoir.
Ces résultats s’ajoutent à d’autres données qui témoignent la profondeur du travail accompli en 2025 : 21 742 femmes et filles ont bénéficié de services de prise en charge liés aux violences domestiques, à la traite des êtres humains et aux violences sexuelles — le nombre le plus élevé jamais enregistré par GSIF — tandis que que l’aide humanitaire a atteint plus de 50 000 personnes, soit près du double de l’année précédente. Ces résultats ont été rendus possibles grâce à la présence constante des Sœurs et des réseaux de partenaires locaux, établis de longue date et reconnus par les communautés qu’ils accompagnent, bien avant qu’une crise ne survienne.
Comme l’a rappelé Cristina Duranti , directrice de GSIF , lors de la présentation du rapport, en s’inspirant de Magnifica Humanitasdu pape Léon XIV, une civilisation de l’amour ne se construit pas à travers des gestes extraordinaires, mais par «la somme de petits actes constants de fidélité humaine». Nos donateurs et partenaires de solidarité, tout comme de nombreuses Unités de la Congrégation, incarnent cette vérité au quotidien. Leur générosité va bien au-delà d’un soutien matériel : elle représente un acte de résistance spirituelle et morale face à la déshumanisation, en restaurant des liens essentiels et en constituant un puissant contre-récit à la peur et à la division.
«Les chiffres présentés dans le rapport de GSIF, » a ajouté Cristina, «ne racontent qu’une partie de l’histoire», car derrière chaque statistique se trouvent une femme, un enfant, une famille dont la vie a été touchée et transformée grâce à l’accompagnement de la communauté du Bon Pasteur.
Dans toutes les régions, l’approche demeure la même : marcher aux côtés des communautés plutôt que d’imposer des solutions à distance. En Afrique, cet engagement s’est traduit par un accompagnement aux côtés d’anciens enfants mineurs dans la République démocratique du Congo, démontrant que la véritable résilience se construit dans la durée, grâce au soutien de la communauté. Ce qui leur permet de transformer les traumatismes du passé en une force porteuse de sens. En Asie, cela a consisté à renforcer le leadership des femmes et leurs capacités organisationnelles grâce à des formations en gestion coopérative en Inde, permettant à des centaines de femmes de s’engager dans une dynamique d’autonomisation économique collective et de jouer un rôle accru dans la promotion d’une économie durable. En Amérique latine, cela a signifié accompagner des femmes autochtones dans les hauts plateaux du Chiapas, au Mexique, alors qu’elles retrouvent confiance en elles et leur indépendance économique : un processus qui ouvre progressivement la voie à des relations plus équitables, tant au sein des familles que des communautés.
Dans chaque contexte, le point de départ demeure l’écoute avant l’action : chaque geste d’accompagnement devient ainsi une expression de la mission, en restaurant la dignité, l’espérance et la justice aux femmes, aux enfants et aux communautés marginalisées. Chaque personne accompagnée dans son parcours de transformation et d’autonomisation ; chaque communauté renforcée constitue une preuve tangible qu’un autre monde est possible et que la mission de la Congrégation reste pleinement vivante.
À la lumière de l’année écoulée, il apparaît clairement que les réalisations présentées dans le Rapport annuel 2025 représentent bien plus que de simples résultats mesurables. Comme l’a souligné Sœur Erika Sanchez, membre du Conseil d’administration de GSIF et conseillère de la Congrégation, dans ses remarques de clôture : «elles témoignent pleinement l’impact transformateur de l’amour miséricordieux à l'œuvre». Comme elle l’a partagé, en s’inspirant des enseignements de Saint Jean Eudes nous avons Sainte Marie Euphrasie, «la transformation ne vient pas seulement des grandes actions, mais aussi de l’abandon quotidien, du service humble de toutes celles et ceux qui rendent cela possible». Puisse ce rapport être, selon ses mots, «plus qu’un témoignage de ce qui a été accompli — un hymne d’action de grâce pour la présence de Dieu, qui continue d’accompagner notre mission et d’agir à travers tant de mains généreuses. »
Consultez le Rapport annuel 2025 de la GSIF (ENG)






