De la politique à la pratique : Construire des structures de protection durables au sein de la Mission

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Suite à la récente conférence sur la protection de l'enfance qui s'est tenue au Généralat de l'OLCGS à Rome, Sœur Niluka Perera, malgré son emploi du temps chargé en tant que Déléguée de congrégation pour la protection de l'enfance, coordinatrice de Catholic Care for Children International à l'UISG et membre de la Commission pontificale pour la protection des mineurs, a accordé un entretien au Bureau de la communication. Elle y a présenté son travail visant à instaurer une culture de protection durable au sein de la mission du Bon Pasteur.

En tant que travailleuse sociale, je me suis toujours sentie profondément liée à la mission du Bon Pasteur, notamment à son engagement auprès des enfants et des personnes en situation de vulnérabilité. Cette adéquation entre ma vocation professionnelle et le charisme de la Congrégation m'a naturellement conduite à m'impliquer davantage dans les initiatives de protection, de justice et de paix.

J'ai d'abord été la personne de contact Justice et Paix du Bon Pasteur dans mon pays. Par la suite, je suis devenue membre, puis coordinatrice, du Réseau Justice et Paix du Bon Pasteur pour la région Asie-Pacifique. Ces rôles m'ont permis de mieux comprendre les injustices systémiques, le plaidoyer et l'importance de mécanismes de protection structurés au sein des ministères.

Avec le soutien de Clare Nolan, représentante de Good Shepherd International Justice et Paix auprès des Nations Unies, nous avons élaboré la Politique de protection de l'enfance pour ma province, qui comprend le Sri Lanka et le Pakistan. S'agissant de la première politique de ce type dans la province, la compréhension des concepts et des pratiques de protection était initialement limitée. Il a fallu du temps pour que la province s'approprie, accepte et intègre pleinement cette politique au sein de ses missions.

Ce parcours m'a fait prendre conscience que la protection de l'enfance ne se résume pas à la simple mise en place d'une politique ; il s'agit de promouvoir une culture de responsabilité, de courage, de transparence et d'engagement. Mon expérience en travail social m'a permis d'acquérir les compétences nécessaires pour dispenser des formations sur la prévention et pour soutenir la création d'une culture de protection fondée sur le respect, la dignité et la protection de tous, en particulier des personnes en situation de vulnérabilité.

Défendant avec conviction le droit de chaque enfant à grandir dans un environnement familial, j'ai œuvré pour promouvoir des alternatives familiales et communautaires pour les enfants ayant besoin de soins et de protection, plutôt que le placement en institution. Forte de cet engagement, j'ai été invitée par ma congrégation en 2020 à coordonner un projet au sein de l'Union des Supérieurs Généraux Internationaux (UISG), intitulé Catholic Care for Children International.

Plus tard, en 2022, le pape François m'a nommée membre de la Commission pontificale pour la protection des mineurs. Cette nomination est à la fois un privilège et une profonde responsabilité : une occasion de servir l'Église universelle en renforçant les politiques, les pratiques et la responsabilisation en matière de protection de l'enfance dans divers contextes.

La confiance que m'accorde ma congrégation pour servir en tant que déléguée de congrégation à la protection de l'enfance à partir d'avril 2025 représente, à bien des égards, une responsabilité de proximité au sein du système de protection de l'enfance de l'Église universelle. C'est l'occasion de relier la vision globale de l'Église et de la congrégation aux réalités vécues au niveau local.

Ce rôle m'appelle à faire le lien entre les politiques et les pratiques - en veillant à ce que les normes internationales de l'Église en matière de protection de l'enfance soient concrètement intégrées aux cadres de protection de la congrégation, et à ce que des structures durables soient mises en place au sein de celle-ci pour renforcer la gouvernance en matière de protection de l'enfance. Cela signifie aussi donner aux responsables locaux les moyens d’être compétents, responsables et opérationnels dans l’exercice de leurs responsabilités en matière de protection de l’enfance.

La protection de l’enfance est l’affaire de tous. Dans une grande congrégation, une approche centralisée ne suffit pas. L’une des principales priorités de l’équipe de protection de la congrégation est de développer des structures durables au niveau local, afin que la protection soit intégrée à tous les apostolats. En tant que congrégation, nous sommes en pleine transition de la gouvernance, passant de structures provinciales à des structures régionales. Par conséquent, la protection de l’enfance doit également s’aligner sur ces nouvelles structures régionales.

La récente conférence sur la protection de l’enfance, qui s’est tenue du 16 au 19 février 2026 au Généralat de Rome, a réuni des délégués des six cercles de la congrégation. Guidée par les principes de subsidiarité, de solidarité et de synodalité, elle a mis l’accent sur une écoute attentive des réalités, des contextes, des réussites, des défis et des possibilités locales.

Cette conférence a permis la mise en place de deux groupes principaux : les délégués représentant les cercles ont constitué le Groupe de référence pour la protection de l'enfance (GRPE) et ont désigné un représentant de chaque cercle pour former le Groupe de travail sur la protection de l'enfance (GTP) Le GTP, composé d'un représentant de chaque cercle, du représentant du GSIF, du responsable de la gouvernance, du coordinateur de la formation à la protection de l'enfance de la congrégation et du délégué à la protection de l'enfance de la congrégation, se réunira deux fois cette année, en plus de réunions régulières en ligne.

Le Groupe de référence pour la protection de l'enfance (GRPE) est un organe plus large, composé de représentants des régions de la congrégation. Il apporte une contribution consultative étendue et des perspectives régionales à l'équipe de protection de l'enfance. À l’inverse, le Groupe de travail sur la protection (GTP) est un groupe plus restreint, à durée déterminée, chargé de la conception structurée et de l’élaboration de propositions de gouvernance.

Le GTP sera opérationnel de 2026 à 2027, avec un examen annuel de ses progrès. À la fin de son mandat, il soumettra au CLT une proposition de structure, un mandat et un modèle de composition pour le Comité international permanent de protection (CIP).

Des réunions, en ligne et en présentiel, seront organisées afin de lancer et de faire progresser ce travail.

La protection commence par un engagement, se développe grâce à la collaboration et devient une culture lorsque chacun·e prend ses responsabilités.

 

 

 

 

 

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