Par Sœur Yvonne Bernadette Rahanitranirina, Madagascar (Secteur des Îles)
À Madagascar, les femmes évoluent dans un contexte socio-politique complexe, marqué par la pauvreté, les inégalités systémiques et une structure patriarcale profondément ancrée. Bien que souvent exclues de la participation économique et politique formelle, les Malgaches sont souvent les seules à subvenir aux besoins de leur foyer, assumant à la fois les rôles de mère et de père. Elles travaillent sans relâche pour protéger et élever leurs enfants malgré de grandes difficultés et des crises climatiques récurrentes, telles que la récente dévastation causée par le cyclone Gezani.
Pour répondre à ces besoins urgents, le Centre Fihavanana Mahamasina , situé à Tananarive, la capitale de Madagascar, a vu le jour. Géré par Notre-Dame de Charité du Bon Pasteur depuis 1986, ce centre – dont le nom signifie « solidarité » – est un refuge au cœur des quartiers les plus vulnérables de la ville. Il offre une éducation de base aux enfants, une formation professionnelle aux jeunes filles marginalisées, ainsi qu'une alimentation et des soins de santé quotidiens, et s'attaque directement aux barrières systémiques qui maintiennent les femmes dans la pauvreté. Ce programme donne aux femmes et aux jeunes les compétences pratiques et la confiance nécessaires pour recouvrer leur dignité et atteindre l'indépendance financière.
Le 6 mars 2026, pour célébrer la Journée internationale des droits de la femme, le Centre a réuni les mères, d'une incroyable résilience, des 177 étudiantes bénéficiant actuellement de son soutien, ainsi que le personnel local dévoué. Avec un taux de participation exceptionnel de 95 %, témoignant d'un fort désir d'apprendre au sein de la communauté, l'événement a permis de sensibiliser ces femmes à leurs droits fondamentaux et à leurs responsabilités en matière de santé.

The gathering featured three speakers. Le Dr Bakoly a ouvert la séance en soulignant l'importance cruciale de la santé bucco-dentaire, expliquant que les maux de dents non traités peuvent entraîner de graves problèmes de santé, tels que des maladies cardiaques et des troubles thyroïdiens.

Sœur Aima Joséphine Raharisoa a ensuite animé une réflexion sur la signification profonde de la Journée internationale des femmes. Elle a abordé le lien entre les droits des femmes et leurs responsabilités au sein de la famille et de la société.
Enfin, le Dr Alain a traité des problèmes de santé publique urgents, et plus particulièrement des menaces que représente la variole du singe (Mpox). En détaillant les symptômes, les modes de transmission et les méthodes de prévention de la maladie, il a mis des connaissances cruciales et vitales directement entre les mains des principaux soignants de la communauté.
La journée s'est conclue par la remise de petits cadeaux aux participantes les plus actives et un goûter partagé entre les femmes.
Les célébrations ont culminé le 8 mars, Journée internationale des femmes, avec la visite de Sœur Florentine Raharinirina, responsable du district des Îles. Son message a donné une dimension de solidarité mondiale aux luttes locales des femmes. Soulignant le rôle indispensable des femmes dans la construction de la société, elle a exhorté les mères à s'entraider et à étendre leur compassion aux femmes et aux enfants souffrant dans les zones de conflit à travers le monde.
Alors que la communauté poursuit sa reconstruction après les dégâts considérables causés par le cyclone Gezani dans la province de Tamatave, le Centre Fihavanana et les femmes qu'il accompagne continuent leur cheminement collectif vers un monde plus juste, équitable et solidaire.






