Edited from contributions by Sr Gemma Dinglasan, Sr Ana de Guzman and Sr Bach Mai Nguyen (Province of Philippines / Japan)
Cette visite était très attendue. Enfin, le 22 mars 2026, la supérieure de la congrégation, Sœur Joan Marie Lopez, et deux membres de son équipe, Sœurs Josita Corera et Marie Françoise Mestry, accompagnées de Sœurs Susan Montano et Gemma Dinglasan, membres de l’équipe provinciale de direction Philippines/Japon, sont arrivées au Japon. Elles ont d’abord rendu visite aux sœurs de la communauté de Toyonaka, à Osaka, puis se sont rendues à Sendai le 27 mars.

Pendant dix jours, sœurs, partenaires en mission, travailleurs philippins à l’étranger, jeunes Vietnamiens et participants aux programmes, notamment les enfants de l’école maternelle Sainte-Marie et de la garderie Sayuri Kodomo-en, les ont accueillies : présentations, échanges enrichissants et repas partagés de spécialités japonaises, vietnamiennes et philippines : une véritable célébration de la culture asiatique.
Une Visitation en notre temps : Là où la vie jaillit encore
Dans son message d'ouverture, Sœur Joan a invité les sœurs à réfléchir à la signification de cette visite dans un monde marqué par la souffrance et l'incertitude. Elle a salué leur fidélité discrète, leur rappelant que la fécondité réside non seulement dans l'action, mais aussi dans l'être. Elle a posé avec douceur la question : Où la vie continue-t-elle de frémir parmi nous, et comment peut-elle devenir une bénédiction pour les autres ?

Les échanges dans les deux couvents ont approfondi les liens d'amitié et de solidarité fraternelle. Par le partage et une écoute attentive, les sœurs ont fait face à leur réalité : une petite communauté vieillissante, porteuse d'inquiétudes naturelles quant à l'avenir. Pourtant, l'espoir a discrètement émergé.
As Sr. Bach Mai Nguyen of Sendai expressed, “Comme l'a exprimé Sœur Bach Mai Nguyen de Sendai : « Au sein de cette réalité, le partage de Sœur Joan a fait naître en nous un profond espoir. À l'image de la Visitation de Marie à Élisabeth, nous avons compris que, jeunes ou vieux, chacun de nous porte en soi une vie que Dieu fait naître.»
Rencontre avec les communautés migrantes
À Toyonaka, lors de l’événement «Accueil et accueil : un moment de grâce», des travailleurs philippins expatriés, originaires de six paroisses du diocèse d’Osaka, ont partagé leur cheminement de foi. Nombre d’entre eux vivent au Japon depuis des décennies. Une survivante de la Traite des êtres humains a témoigné avoir puisé force en Dieu et soutien dans l’Église lors des moments les plus difficiles.

Son histoire a touché d’autres personnes qui ont raconté comment elles avaient rencontré Jésus, le Bon Pasteur, au milieu de l’incertitude. Ces expériences de grâce les incitent désormais à servir les autres. Sœur Ana de Guzman, qui accompagne les communautés philippines, a également exprimé sa solidarité avec les migrants, en particulier ceux touchés par le conflit en cours au Moyen-Orient, dans son message de bienvenue.
À Sendai, la rencontre du CLT avec plus de 60 jeunes Vietnamiens a profondément ému les participants. Sœur Joan leur a rappelé qu’ils appartiennent à une seule et même famille, au-delà des langues, des cultures et des nationalités. Pour ces jeunes, loin de chez eux, la présence des sœurs – venues de Rome – est devenue un signe vivant de sollicitude et d’unité au sein de l’Église.

Chacun a reçu un simple souvenir de Rome : une image du Bon Pasteur portant un mouton sur ses épaules, évoquant le pape François. Cette image les a profondément touchés : chacun est protégé et guidé par Dieu.
Moments de joie et de gratitude
Nous exprimons notre gratitude à Mgr Edgar Gacutan, évêque de Sendai, qui nous a accompagnés et a généreusement servi d’interprète. L’équipe dirigeante de la Province a également animé un dialogue, présentant son rapport quinquennal et dirigeant une cérémonie d’adieu et d’action de grâce pour la Province Philippines-Japon, qui s’apprête à devenir une région avec la Province d’Asie de l’Est et la Communauté de Singapour.

Des moments de détente ont également ponctué ces moments : un atelier de fabrication de nouilles au Musée des nouilles et la contemplation de la beauté paisible des cerisiers en fleurs à Kyoto.
Ce séjour de dix jours a laissé une empreinte douce mais durable. Il nous rappelle que, malgré les limites et l’âge, la vie continue de s’épanouir – discrètement, fidèlement et avec une joie inébranlable.






